Extinctions

Auteur: Manu Steens

Dans cet article, j’écris ma propre opinion, pas celle d’une organisation.

J’ai récemment lu un tout petit livre: « Extinction – A Very Short Introduction » de Paul B. Wignall. (Oxford University Press) Il y parle des différentes vagues d’extinction qui se sont produites au cours de millions d’années. Ce faisant, il indique les causes probables.

Il donne un aperçu des causes probables possibles et de leur évolution comme suit (il part du  fonctionnement géologique de la Terre):

Dans un tableau, l’auteur compare les mécanismes proposés pour toutes les extinctions massives comme suit (LIP = ‘Large Igneous Provinces’ = vastes zones de ‘flood basalt flows’):

Au bout du tableau, j’ai pris la liberté d’ajouter la situation actuelle. Il est presque certain que cette suggestion d’interprétation est la bonne. Ce que je ne pense pas fonctionner, c’est de mettre de l’argent dans un fonds pour « la fin du monde ».   Comme  l’a récemment déclaré António Manuel de Oliveira Guterres à l’occasion du sommet sur le climat en Égypte: « Notre Terre est dans la ‘salle d’ urgences’ ». À mon avis, il ne suffit pas de reconfirmer en grande partie les décisions du précédent sommet sur le climat. La grenouille a été mise dans une casserole d’eau fraîche et peut maintenant être bouillie à mort, c’est mon interprétation. Les explosions de CO2 antérieures se sont produites sur des millions d’années, maintenant dans cent ans.

Quel est l’un des plus grands dangers? Je crois que c’est cette augmentation du CO2. Il n’est pas vrai que si la concentration de CO2 stagne, le réchauffement climatique fera de même. La relation entre les deux n’est pas celle d’un contrôleur on-off. Lorsque  les émissions de CO2 sur terre prendront fin demain, le réchauffement ne s’arrêtera pas immédiatement, mais atteindra un maximum, puis reviendra à une température plus basse. Ce n’est qu’après un certain nombre de fluctuations de température qu’un nouvel équilibre sera trouvé.  C’est ce qu’on appelle un phénomène de transition.  Il est donc discutable de fixer + 1,5 °C comme critère. Surtout si ce critère est répété alors que l’augmentation a déjà commencé. Il est donc hors de question de disposer de modèles et de décisions linéaires.

Manu Steens

Manu travaille au sein du Gouvernement flamand dans la gestion des risques et la gestion de la continuité des activités. Sur ce site Web, il partage ses propres opinions sur ces domaines et sur des domaines connexes. Depuis 2012, il travaille au Centre de crise du Gouvernement flamand (CCVO), où il a progressé en BCM, gestion des risques et gestion de crise. Depuis août 2021, il est travailleur du savoir pour le CCVO. Depuis janvier 2024, il travaille au Département de la Chancellerie et des Affaires étrangères du Gouvernement flamand. Il combine ici BCM, gestion des risques et gestion de crise pour créer une forme de gestion de la résilience sur mesure répondant aux besoins du gouvernement flamand.

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