Adaptive Business Continuity – A New Approach

Auteurs: David Lindstedt; Mark Armour
Adaptive Business Continuity veut faire souffler un vent nouveau dans le monde de la BCM. À cette fin, ils jettent notamment le BIA et l’évaluation des risques à la mer. Quand je lis les arguments pour lesquels ils font cela, je ne comprends pas pourquoi. Après tout, si je lis les arguments des auteurs dans l’Annexe B (le manifeste), il y a ce qui suit dans B.5.1 page 154:
« Adaptive BC discourses a sequential approach. Continuous value, coupled with the core mission of continuous improvements in response and recovery capabilities, leads to the adoption or a non-linear approach that adjusts to ongoing feedback from all participants. …”
Le manifeste dans https://www.adaptivebcp.org/manifesto.php indique également que les choses deviennent de plus en plus complexes:
“ How long can an organization without a particular service almost always depend on an
integrated combination of factors too numerous to identify and too complex to quantify. Moreover, the changes that result from the exact timing and actual impact of a disaster on a service will dictate
different judgments about applicable recovery strategies, priorities, and time. Definitive changes to a service’s holistic “ecosystem” cannot be foreknown. ”

Personne ne peut nier que les problèmes deviennent de plus en plus complexes. Cependant, on peut nier que des problèmes linéaires ne se produisent plus. C’est pourquoi je voudrais revenir sur l’ensemble des catastrophes possibles. J’ai essayé d’en discuter dans un blog précédent, à l’adresse https://emannuel.fr/fr/artikels/resilience-strikt-genomen-disaster-management-red-ants-gray-rhinos-black-swans-de-verhouding-van-bcm-risico-management-rm-en-crisis-management-cm/ en  question 6:

Cependant, lorsque l’idée de problèmes linéaires, de problèmes difficiles et de problèmes complexes ressort de l’article https://emannuel.fr/en/artikels/herhaalt-de-geschiedenis-zich-of-niet/ J’arrive à la figure suivante:

Je crois que le BCM traditionnel a une approche linéaire. Ceci convient parfaitement aux problèmes linéaires et aux systèmes ayant un impact (bien connu) et aux systèmes linéarisables de la partie compliquée du spectre. La question qui reste est de savoir si les arguments des auteurs sont suffisamment clairs pour mettre de côté cette approche linéaire. Ceci, je le nie: les objectifs d’Adaptive BC ne sont pas suffisamment définis pour jeter le BCM traditionnel à la mer. Après tout, aucun argument n’est donné. La BIA se réfère simplement à un article de Rainer Hübert, dont les auteurs ne reflètent pas le fil de la pensée.
Mutatis mutandis, je pense que l’argument consistant à abandonner l’évaluation des risques n’est pas un argument.
Après tout, ils écrivent:
«Administering a proper risk assessment and implementing the resulting action items may necessitate deep knowledge of actuarial tables, information security, insurance and fraud, state and federal regulations, seismological and meteorological data, and the law. Typical continuity practitioners do not possess such deep knowledge; those who do are most likely specifically trained as risk managers. Adaptive BC practitioners as such should eliminate the risk assessment from their scope of responsibility.”
Je ne suis pas d’accord avec cela: un manager de Business Continuity n’a pas besoin d’être un expert dans tous ces domaines. Il doit plutôt être en mesure de connaître les experts appropriés au sein de l’entreprise, de gagner leur confiance, de les faciliter et de les coacher afin d’obtenir des résultats. Ensuite, procéder à une évaluation des risques n’est ni sans espoir ni inutilisable. Je laisse la critique aux lecteurs pour juger de nombreuses autres revendications au détriment du BCM traditionnel: il est clair que les auteurs essaient de déclarer le BCM traditionnel mort pour des raisons qu’ils n’énoncent pas clairement.
Le Adaptive BC s’est-il déprécié pour moi? Non pas du tout. Parce qu’il apporte une réponse à des problèmes d’une autre partie du spectre des catastrophes: éventuellement, à condition de disposer de bases solides, une solution peut être trouvée ici pour les systèmes dificiles et complexes pour lesquels, à mon avis, le BCM traditionnel a plus de mal à répondre comme suit:

Donc, à mon avis, le temps de la BCM traditionnelle n’est pas terminé tant qu’il y a des problèmes linéaires. En outre, Adaptive BC devra évoluer pour devenir une activité plus mature, capable de revendiquer sa part du spectre des catastrophes, ainsi que la surveillance, la création de scénarios et le balayage l’avenir. Mais à côté de BCM traditionnel. Pas à la place de.
Il reste donc du travail à faire.

Manu Steens

Manu travaille au sein du Gouvernement flamand dans la gestion des risques et la gestion de la continuité des activités. Sur ce site Web, il partage ses propres opinions sur ces domaines et sur des domaines connexes. Depuis 2012, il travaille au Centre de crise du Gouvernement flamand (CCVO), où il a progressé en BCM, gestion des risques et gestion de crise. Depuis août 2021, il est travailleur du savoir pour le CCVO. Depuis janvier 2024, il travaille au Département de la Chancellerie et des Affaires étrangères du Gouvernement flamand. Il combine ici BCM, gestion des risques et gestion de crise pour créer une forme de gestion de la résilience sur mesure répondant aux besoins du gouvernement flamand.

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